Oiseaux en Liberté
Alain Hogue - Photographe

Retour à la page d'accueil
Contact   

Classification Situation actuelle Liens utiles Photos et principales menaces


Les oiseaux en péril au Québec

En Amérique du Nord, des dizaines d'espèces d'oiseaux indigènes sont en voie de disparition ou menacées. Devant cette situation, la plupart des gouvernements nationaux et régionaux se sont dotés de moyens pour essayer d'empêcher la disparition de ces espèces et pour tenter de favoriser leur rétablissement.

Aux É.-U. et au Canada, différentes lois nationales et régionales sur les espèces en péril ont été adoptées et des agences gouvernementales ont été créées pour veiller à leur mise en œuvre. Aux É.-U., c'est le U.S. Fish and Wildlife Service qui a cette responsabilité alors qu'au Canada, cette tâche incombe au Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

Au Québec, c'est le Ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs qui se charge d'appliquer la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables.

Le premier rôle de ces agences consiste à identifier quelles sont les espèces en danger. Au Canada, pour mener à bien cette tâche, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a développé une méthode d'évaluation complexe auxquelles sont soumises les espèces préoccupantes. Déterminer quelles sont les espèces en danger n'est pas une mince affaire. Par exemple, une espèce peut être considérée en danger de disparition dans une région précise, mais pas ailleurs. Le cas du Grèbe esclavon en est le parfait exemple. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada lui attribue le statut " en voie de disparition " sur le territoire du Québec alors qu'ailleurs au Canada, on ne lui accorde que le statut d'espèce " préoccupante ".

Au Québec, toutes les espèces d'oiseaux ont un statut allant du moins préoccupant au plus critique :

1- Sans statut particulier
2- Susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables
3- Vulnérable
4- Menacée

Au Canada, on utilise un système de classement similaire, gradué lui aussi du statut le moins inquiétant au plus précaire :

1- Non en péril
2- Préoccupante
3- Menacée
4- En voie de disparition
5- Disparue du pays


Situation des espèces d'oiseaux en péril du Québec pour l'année 2013


Juridiction québécoise

5 espèces ont le statut : "Susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables"
Bruant de Nelson
Troglodyte à bec court
Bruant sauterelle Hibou des marais Paruline à ailes dorées


7 espèces ont le statut : "Vulnérables"
Aigle royal
Grive de Bicknell
Arlequin plongeur
Petit Blongios
Faucon pèlerin
Pygargue à tête blanche
Garrot d'Islande


8 espèces ont le statut : "Menacées"
Grèbe esclavon
Pluvier siffleur
Paruline azurée
Râle jaune
Pic à tête rouge
Sterne Caspienne
Pie-grièche migratrice
Sterne de Dougall


Juridiction canadienne
Statut accordé par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

Les espèces désignées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) ne sont pas automatiquement ajoutées à la Liste officielle des espèces sauvages en péril du Canada. Lorsque le COSEPAC estime qu'une espèce devrait obtenir un statut d'espèce en péril, il doit en faire la recommandation au ministre de l'Environnement du Canada et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril. Le ministre et le conseil disposent ensuite d'un délai de 9 mois pour :

1- Accepter la recommandation et ajouter l'espèce à la liste officielle des espèces sauvages en péril du Canada.
2- Décider de ne pas inscrire l'espèce à la liste officielle des espèces sauvages en péril du Canada.
3- Demander au COSEPAC des informations complémentaires ou de réexaminer sa recommandation.

Le Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril se compose du ministre de l'Environnement, du ministre des Pêches et des Océans et du ministre du Patrimoine canadien ainsi que des ministres d'une province ou d'un territoire chargés de la conservation et de la gestion d'une espèce sauvage dans la province ou dans le territoire.

Les espèces marquée d'un Astérix * ont fait l'objet d'une recommandation par le COSEPAC, mais sont toujours en attente d'approbation.

17 espèces ont le statut : "Préoccupante" dont 9 sont présentes au Québec.
Arlequin plongeur
Hibou des marais
Râle jaune
Bécasseau roussâtre *
Paruline hochequeue
Faucon pèlerin
Pioui de l'Est *
Garrot d'Islande
Quiscale rouilleux


21 espèces ont le statut : "Menacée" dont 14 sont présentes au Québec.
Engoulevent d'Amérique
Grive des bois *
Moucherolle à côtés olive
Pic à tête rouge
Engoulevent bois-pourri
Hirondelle de rivage *
Paruline à ailes dorées
Sturnelle des prés *
Goglu des prés *
Hirondelle rustique *
Paruline du Canada
Grive de Bicknell
Martinet ramoneur
Petit Blongios


29 espèces ont le statut : "En voie de disparition" dont 8 sont présentes au Québec.
Bécasseau maubêche
Paruline azurée
Bruant de Henslow
Pie-grièche migratrice
Courlis esquimau
Pluvier siffleur
Grèbe esclavon
Sterne de Dougall


Pour en savoir plus sur les espèces en péril....

En français

En anglais




® Les photos qui apparaissent sur ce site sont protégées par les lois sur les droits d'auteur
et ne peuvent être utilisées sans le consentement de l'auteur.

Si vous désirez utiliser une photo, veuillez me contacter !    


Photos des espèces d'oiseaux en péril au Québec


Statut et principales menaces !
* Statut recommandé par Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC),
   mais en attente d'approbation.



Aigle royal
Aquila chrysaetos
Aigle royal :       Vulnérable QC

• Les effectifs de la population du Québec et le taux de recrutement sont faibles.
• L'espèce est sensible aux activités humaines, en particulier près de son nid.
• Une quantité de menaces pèsent présentement sur l'espèce dont l'abattage, la contamination par les produits toxiques dans les aires d'hivernage, la perte d'habitats et les dérangement découlant des développements hydroélectriques.


Arlequin plongeur (M)
Histrionicus histrionicus
Arlequin plongeur :       Vulnérable QC       Préoccupante COSEPAC

• Ce canard est rare, il utilise un habitat de reproduction très particulier, soit les zones d'eaux vives en rivière, et il a un faible taux de reproduction.
• Il est particulièrement vulnérable dans les aires de mue et d'hivernage où il se regroupe, notamment par les hydrocarbures (déversements et nettoyage des soutes près des côtes).
• Les menaces sont le harnachement des rivières et certaines activités de loisir comme les descentes en rafting.

Arlequin plongeur (f)
Histrionicus histrionicus
Arlequin plongeur :        Vulnérable QC       Préoccupante COSEPAC

• Ce canard est rare, il utilise un habitat de reproduction très particulier, soit les zones d'eaux vives en rivière, et il a un faible taux de reproduction.
• Il est particulièrement vulnérable dans les aires de mue et d'hivernage où il se regroupe, notamment par les hydrocarbures (déversements et nettoyage des soutes près des côtes).
• Les menaces sont le harnachement des rivières et certaines activités de loisir comme les descentes en rafting.

Bécasseau maubèche
Calidris canutus
Bécasseau maubêche : Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC   En voie de disparition COSEPAC

• Les Bécasseaux maubèches de la sous-espèce rufa ont été affecté par la surpêche du limule qui a été pratiquée dans la baie du Delaware.
• En ce qui concerne les sous-espèces rufa et islandica, les menaces sont la diminution de la quantité d’habitats humides disponibles durant leur migration dans l’est de l’Amérique du Nord, la perturbation des oiseaux par les humains et l’accroissement du nombre et de la force des ouragans durant la migration et les effets des changements climatiques, dont l’élévation du niveau de la mer et l’altération des conditions existant dans les lieux de reproduction de l’Arctique.

Bécasseau roussâtre
Tryngites subruficollis
Bécasseau roussâtre : * Préoccupante COSEPAC

• Dans l'Arctique, l'aire de répartition du Bécasseau roussâtre chevauche des zones d'exploration et d'exploitation minières, pétrolières et gazières. Bien qu'on ne connaisse pas encore l'impact de ces activités industrielles sur le Bécasseau roussâtre, les bâtiments, les pistes d'atterrissage et les routes sont généralement situées dans les terrains surélevés qui sont l'habitat principal de pariade de l'espèce. De plus, les déchets qui s'accumulent autour des sites des projets de développement attirent un plus grand nombre de prédateurs des œufs et des jeunes bécasseaux (renard arctique, renard roux, Goéland bourgmestre, Grand Corbeau).
• En dehors de l'aire de reproduction, la réduction de la superficie et de la qualité de l'habitat d'hivernage et de ses vastes haltes migratoires seraient la principale préoccupation. Une grande partie des prairies indigènes où l'espèce hivernait ou faisait des haltes migratoires a été transformée en terres cultivées et en établissements humains.

Bruant de Nelson
Ammodramus nelsoni
Bruant de Nelson :        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       

• L'habitat de ce bruant se résume à une mince bande de marais salé ou saumâtre le long des côtes ou des îles et plus rarement de marais d'eau douce. La récupération des marais salés supérieurs à des fins agricoles de même que le remblayage pour la construction résidentielle ou commerciale et d'infrastructures routières et portuaires seraient responsables des pertes d'habitat de cette espèce.



Bruant sauterelle
Ammodramus savannarum
Bruant sauterelle :        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       

• Dans son aire de répartition, la perte d'habitats associée à la reprise forestière, à l'urbanisation, à la culture intensive, à la coupe hâtive du fourrage et à l'usage de pesticides lui seraient préjudiciables. Au Québec, les Bruants sauterelles sont plus nombreux en Outaouais que dans la région de Montréal. Ceux de la grande région de Montréal sont plus propices à perdre des sites utilisés au profit de l'expansion urbaine et industrielle ainsi que par la modification des types de culture.

Effraie des clochers
Tyto alba
Effraie des clochers:        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       







Engoulevent d'Amérique
Chordeiles minor
Engoulevent d'Amérique :        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       Menacée COSEPAC

• Les raisons de son déclin n’ont pas été identifiées, mais on présume qu'il y aurait possiblement une réduction des sources de nourriture (insectes) causée par l’utilisation à vaste échelle de pesticides. La perte et la modification de l’habitat pourrait également être en cause, notamment le reboisement de terres agricoles abandonnées et de forêts exploitées, la lutte contre les incendies, l’agriculture intensive et la réduction graduelle du nombre d’immeubles au toit plat couvert de gravier dans les milieux urbains.

Faucon pèlerin
Falco perigranus
Faucon pèlerin :        Vulnérable QC       Préoccupante COSEPAC

• L 'effectif de la population reproductrice est encore faible. • Les pesticides organochlorés, utilisés dans certains pays de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud où migrent plusieurs faucons pèlerins ainsi que leurs proies, contaminent encore plusieurs oiseaux.





Garrot d'Islande
Bucephala islandica
Garrot d'Islande :        Vulnérable QC       Préoccupante COSEPAC

• Durant la période hivernale, cette espèce se concentre dans quelques sites de l'estuaire du Saint-Laurent où le risque de déversements pétroliers est considéré comme élevé. • L'exploitation forestière et l'ensemencement des lacs sans poissons constituent des menaces importantes au maintien de la qualité de son habitat de reproduction. • Cette espèce peut facilement être confondue avec le Garrot à œil d'or (Bucephala clangula) en période de chasse.



Goglu des prés
Dolichonyx oryzivorus
Goglu des prés :        * Menacée COSEPAC

• On pense que la modernisation des techniques d'agriculture favorisant la coupe précoce et plus fréquente de foin pendant la saison de reproduction est l'une des principales menaces qui pèsent sur les populations de Goglu des prés dans leur aire de reproduction.
• Une autre cause importante du déclin de la population dans l'aire de reproduction est la perte de l'habitat de l'est et du Mid West américain depuis les années 1950. Cette baisse est en grande partie attribuable à la conversion des cultures artisanales (p. ex. pâturages et prairies de fauche) en cultures céréalières intensives.

Grèbe esclavon
Podiceps auritus
Grèbe esclavon :        Menacée QC       En voie de disparition COSEPAC

• L'effectif de cette population est très faible, soit moins de 15 couples nicheurs. • Sa population et sa productivité dans les dernières années ont notablement décliné. • Outre les facteurs limitatifs naturels tels le climat et la prédation, de nouvelles menaces se sont ajoutées au cours des dernières années telles que le dérangement par la présence humaine et la compétition par le Grèbe à bec bigarré (Podilymbus podiceps).



Grive de Bicknell
Catharus bicknelli
Grive de Bicknell :        Vulnérable QC       Menacée COSEPAC

• La plus grande partie de l'aire de répartition mondiale de la Grive de Bicknell se trouve au Québec et semble en réduction. • Cette grive occupe un habitat de reproduction très spécifique. • Son habitat de reproduction risque d'être affecté par le réchauffement climatique et il subit des pressions importantes de la part de l'industrie forestière et pour la construction d'éoliennes.



Grive des bois
Hylocichla mustelina
Grive des bois :        * Menacée COSEPAC

• Dans le nord-est des États-Unis, la Grive des bois semble sensible à la fragmentation de l'habitat. Dans les petites parcelles forestières de moins de 80 hectares, l'on y observe un faible succès de la nidification à cause des taux élevés de prédation des nids ainsi que des taux élevés de parasitisme par les vachers. Au Canada, la prédation des nids est considérée aussi comme la principale menace pour la Grive des bois.
• Le broutage excessif du cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) change radicalement la structure des forêts décidues et mélangées de l'est de l'Amérique du Nord, car il fait diminuer la diversité et l'abondance des plantes et des arbres ainsi que le nombre de gaules (arbres de 2 à 4 mètres), ces dernières constituant le principal habitat de nidification de la Grive des bois.


Hibou des marais
Asio flammeus
Hibou des marais :        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       Préoccupante COSEPAC

• La tendance de la population au Québec n’est pas connue mais il est possible qu’une diminution soit survenue depuis quelques décennies. En effet, l’habitat qu’il utilise, notamment la partie supérieure des marais, n’a cessé de diminuer en raison du drainage des terres, des changements apportés aux pratiques agricoles et de l’étalement industriel et urbain. Nichant au sol, il est très exposé aux machineries agricoles et aux prédateurs.




Hirondelle des rivages
Riparia riparia
Hirondelle de rivage :        * Menacée COSEPAC







Hirondelle rustique
Hirundo rustica
Hirondelle rustique :        * Préoccupante COSEPAC

• Le remplacement des anciens bâtiments de ferme en bois par des immeubles modernes, moins propice à la nidification, pourrait être la principale cause des récents déclins de l'Hirondelle rustique en Amérique du Nord.
• Le déclin des Hirondelles rustiques, comme celui de plusieurs autres espèces d'insectivores aériens, pourrait être lié la diminution à grande échelle de l'abondance des insectes volants et/ou à un changement de leur phénologie saisonnière.
• Les changements climatiques pourraient constituer un important facteur de déclin pour plusieurs espèces d'insectivores aériens, y compris les Hirondelles rustiques.



Martinet ramoneur
Chaetura pelagica
Martinet ramoneur :        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       Menacée COSEPAC

• Le principal facteur de menace semble être la réduction du nombre de sites de nidification et de repos qui résulte de l’exploitation forestière, de la démolition de vieux bâtiments abandonnés et, surtout, de la chute marquée du nombre de cheminées classiques adéquates et accessibles, principal habitat de nidification de l’espèce. Dans son aire d’hivernage sud-américaine, l’espèce est menacée par les coupes intensives de la forêt amazonienne. Les mauvaises conditions météorologiques causent également beaucoup de mortalités.


Moucherolle à côtés olive
Contopus cooperi
Moucherolle à côtés olive :        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       Menacée COSEPAC

• Les causes de son déclin sont difficiles à cerner, mais elles sont presque certainement liées à la perte et à la modification des habitats. Cet oiseau est généralement associée à un couvert végétal peu dense, ce qui donne à penser qu’il pourrait réagir positivement à des activités d’aménagement forestier comme la récolte de bois. Toutefois, des études récentes suggèrent que les peuplements exploités sont moins propices à la reproduction que les peuplements poussant après un incendie.
• La modification et la perte d’habitat dans les aires où cet oiseau migrateur passe l’hiver pourraient aussi constituer des menaces importantes pour ces populations.

Paruline à ailes dorées
Vermivora chrysoptera
Paruline à ailes dorées :        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       Menacée COSEPAC

• Quelques facteurs affecteraient négativement cette espèce tels que la perte d’habitat d’hivernage, le parasitisme de ses nids par le vacher à tête brune et la compétition pour certaines ressources avec la paruline à ailes bleues.
• À cause des bouleversements du milieu naturel causés par l’Homme, les aires de reproduction de la Paruline à ailes dorées et celles de la Paruline à ailes bleues se seraient chevauchées. Ces deux espèces peuvent s’accoupler entre elles et produire des hybrides viables. De plus, il semblerait que les hybrides préfèrent choisir une Paruline à ailes bleues comme partenaire lorsque vient le moment de la reproduction, ce qui désavantage la Paruline à ailes dorées.

Paruline azurée
Dendroica cerulea
Paruline azurée :        Menacée QC       En voie de disparition COSEPAC

•Au Québec, cette espèce se trouve à la limite nord de son aire de répartition et ses effectifs sont très faibles.
• Le nombre de sites où elle a été observée en tant que nicheuse au Québec est de l'ordre d'une douzaine seulement et le nombre de sites occupés semble en diminution.
• Les individus de cette espèce sont fidèles à leur site de reproduction et leur succès reproductif est compromis si leur habitat est modifié ou détruit.


Paruline du Canada
Cardellina canadensis
Paruline du Canada :       Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       Menacée COSEPAC

• Les facteurs responsables du déclin de la Paruline du Canada n’ont pas été cernés. On pense cependant que la perte et la dégradation de l’habitat dans l’aire où cet oiseau migrateur passe l’hiver seraient les facteurs ayant contribué le plus au déclin des populations. Les forêts du nord des Andes, soit les principaux secteurs d’hivernage de la Paruline du Canada, sont parmi les plus menacées dans le monde. Environ 90 % de ces forêts ont disparu en raison de l’agriculture, de la coupe de bois de chauffage, des cultures de drogues illégales et des épandages non sélectifs d’herbicides réalisés dans le but d’enrayer ces cultures. Dans l’est du Canada, les pertes d’habitat attribuables à la transformation des forêts marécageuses et aux activités agricoles auraient contribué au déclin des populations de Parulines du Canada.

Paruline hochequeue
Seiurus motacilla
Paruline hochequeue :        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       Préoccupante COSEPAC

• L’exploitation forestière et la fragmentation des forêts sont des facteurs limitatifs importants compte tenu de la préférence de cette espèce pour les forêts de peuplements mûrs qui offrent beaucoup d’ombre. Ces activités ont lieu à un rythme alarmant dans toute l’aire de reproduction de cet oiseau au Canada. Le drainage des marécages, l’aménagement de réservoirs, la fluctuation du niveau de l’eau, la pollution de l’eau et l’envasement sont d’autres facteurs. Les vols migratoires risqués causent de nombreuses morts. Le parasitisme des couvées par le Vacher à tête brune joue aussi un rôle dans le déclin de cette espèce.

Petit Blongios
Ixobrychus exilis
Petit Blongios :       Vulnérable QC       Menacée COSEPAC

• La population semble maintenant stabilisée, mais elle se maintient à un bas niveau. • Les grandes terres humides recherchées par cette espèce sont plus restreintes qu'antérieurement et, malgré une meilleure protection accordée à ces milieux depuis 20 ans, des pertes de petites terres humides surviennent encore régulièrement.




Pic à tête rouge
Melanerpes erythrocephalus
Pic à tête rouge :        Menacée QC       Menacée COSEPAC

• Le sud du Québec constitue la limite nord-est de l'aire de répartition du pic à tête rouge. • La raréfaction des chicots (composante essentielle à la nidification) et la compétition par l'Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) pour les sites de nidification sont parmi les causes probables du déclin du Pic à tête rouge.





Pie-grièche migratrice
Lanius ludovicianus
Pie-grièche migratrice :       Menacée QC       En voie de disparition COSEPAC

• Cette espèce était relativement commune au début du siècle au Québec.
• Un faible nombre d'individus ont été recensés au cours des dernières années.
• L'espèce a connu un déclin massif au Québec et dans l'est de l'Amérique du Nord au cours des dernières décennies.



Pioui de l'Est
Contopus virens
Pioui de l'Est :        * Préoccupante COSEPAC







Pluvier siffleur
Charadrius melodus
Pluvier siffleur :        Menacée QC       En voie de disparition COSEPAC

• Cette espèce a autrefois décliné au Québec et elle est maintenant absente de la Gaspésie et de la Côte-Nord.
• La taille de la population est faible et sa capacité d'accueil est limitée aux îles de la Madeleine.
• Les populations du Pluvier siffleur sont à la baisse dans toute la région atlantique.
• Des menaces importantes à la survie de cette espèce, dont la principale est le dérangement causé par les humains, sont encore existantes.


Pygargue à tête blanche
Haliaeetus leucocephalus
Pygargue à tête blanche :        Vulnérable QC       

• L 'effectif de la population est faible comparativement à la situation qui prévalait au début du vingtième siècle.
• Certaines menaces pèsent encore sur le pygargue : abattage par des braconniers, captures accidentelles lors d'activités de piégeage, contamination par des produits toxiques, dérangement et perte d'habitat.





Râle jaune
Coturnicops noveboracensis
Râle jaune :        Menacée QC       Préoccupante COSEPAC

• Les effectifs de Râles jaunes sont faibles au Québec.
• Cette espèce habite la partie supérieure des marais, celle qui est la plus menacée par les activités agricoles et les empiètements de toute sorte.
• Les aires d'hivernage diminuent graduellement et sont menacés par les activités humaines.
• Le Québec inclut une bonne partie de l'aire mondiale occupée par cette espèce.



Sterne Caspienne
Sterna caspia
Sterne Caspienne :        Menacée QC       

• La Sterne Caspienne n'a jamais été abondante au Québec et elle est quasi disparue de son aire de répartition originelle limitée à quelques îles de la Basse-Côte-Nord.
• Le dérangement, causé notamment par la cueillette d'œufs et par les travaux de suivi de la population (recensements), ont un impact important sur l'espèce.
• Il existe une forte association entre la présence de la Sterne Caspienne et celle du Goéland à bec cerclé dont les colonies peuvent être détruites à des fins de gestion.

Sterne de Dougall
Sterna dougallii
Sterne de Dougall :        Menacée QC       En voie de disparition COSEPAC

• La population nord-américaine de la Sterne de Dougall a connu un déclin important depuis 1950.
• Les inventaires réalisés aux Îles-de-la-Madeleine révèlent un faible nombre d'individus durant la période de nidification.
• Les niveaux de prédation par les goélands et le renard dans les sternières sont élevés aux Îles-de-la-Madeleine.
• L'espèce a une faible fécondité.



Sturnelle des prés
Sturnella magna
Sturnelle des prés :         * Menacée COSEPAC

• Cette espèce a subi une perte d'habitat à grande échelle. L'on estime que plus de 80 % de tous les écosystèmes de prairie indigène (dont 99 % de prairie à herbes hautes) ont disparu depuis le milieu des années 1800.
• Depuis les années 1950, la mécanisation et les pratiques de gestion intensives en agriculture ont favorisé la coupe plus hâtive et plus fréquente du foin. Il en est résulté une augmentation du taux de mortalité chez les oisillons et les adultes durant la saison de reproduction.
• Lla prédation constituerait une cause majeure d'échec de nidification chez la Sturnelle des prés.
• L'utilisation de pesticides toxiques a contribué au déclin d'espèces d'oiseaux des habitats agricoles.



Troglodyte à bec court
Cistothorus platensis
Troglodyte à bec court :        Susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable QC       

• À l'échelle de l'Amérique du Nord, une baisse des effectifs a été notée entre 1965 et 1979 pour la région des Grands Lacs et pour les États du nord-est des États-Unis. Au Québec, la perte d'habitats reliée aux pratiques agricoles intensives et à l'urbanisation pourrait être le facteur limitatif principal pour l'espèce.






® Les photos qui apparaissent sur ce site sont protégées par les lois sur les droits d'auteur
et ne peuvent être utilisées sans le consentement de l'auteur.

Si vous désirez utiliser une photo, veuillez me contacter !    


Quelques espèces d'oiseaux en péril hors du Québec

Chevêche des terriers
Athene cunicularia

Paruline de Kirtland
Setophaga kirtlandii

Paruline orangée
Protonotaria citrea

Pluvier de Wilson
Charadrius wilsonia

Tantale d'Amérique
Mycteria americana

Retour à la page d'accueil

Contact